Banville’s other ghost : Samuel Beckett’s presence in john Banville’s eclipse

Brian DUFFY (Dublin College University)

Résumé :

L’écriture extrêmement travaillée de John Banville invite les comparaisons avec Nabokov et Proust. Les affinités que son œuvre entretient avec celle de Samuel Beckett sont moins immédiatement perceptibles. Toutefois Banville ne s’est jamais fait faute de reconnaître sa dette à l’égard de Beckett. Si leurs styles respectifs, caractérisés par la profusion et l’épure, semblent parfois se situer aux antipodes l’un de l’autre, l’héritage de Beckett n’en apparaît pas moins chez Banville à travers les thèmes qui dominent son œuvre la plus récente : l’être et l’identité. Cet article étudie la façon dont ces thèmes beckettiens sont explorés dans le roman publié par Banville en 2000 : Eclipse. Le protagoniste ressent son moi comme un vide et une béance, ce qui le pousse, à l’instar de nombreux personnages de Beckett, à appréhender l’être comme une sorte de mort. Cet article aborde en outre les échos ainsi que les allusions éventuelles à l’œuvre de Beckett que l’on trouve dans Eclipse.
Banville, Beckett, identité, être, vide.

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